Editorial de Fabien SUDRY - Préfet de Tarn-et-Garonne
Conformément aux orientations fixées par le Président de la République et le Gouvernement dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), l'administration territoriale de l'État connaît en 2010 des novations importantes. Conçue en 1964, l'organisation de l'administration locale de l'État n'avait pas tiré toutes les conséquences du mouvement de décentralisation lancé dix-huit ans plus tard. Les structures avaient peu évolué, que ce soit en nombre ou en périmètre. Il en résultait des doublons et des complexités. Les partenaires de l'État, et notamment les collectivités, demandaient depuis longtemps plus de cohérence et plus de clarté.
Resserrée autour du préfet de département, confortée dans sa vocation de proximité pour la mise en ½uvre des politiques publiques, l'administration départementale de l'État change de visage avec la création de deux directions interministérielles en phase avec les grands enjeux d'aujourd'hui : le développement durable, la cohésion sociale, la protection des populations.
Ainsi, se dessine un nouveau paysage administratif local. Des sigles familiers disparaissent : DDEA, DDASS, DRIRE, DIREN, DDTEFP, DDCCRF, DDJS... D'autres voient le jour : DDT, DDCSPP, Unité Territoriale DIRECCTE, Unité Territoriale DREAL, délégation départementale de l'ARS...
Dans ce mouvement de réforme sans précédent, les fonctionnaires et agents de l'État démontrent leur capacité d'adaptation et leur sens de l'intérêt général, qui est au c½ur de chacun de leurs métiers.
Au plus près des préoccupations des habitants, l'administration territoriale de l'Etat doit travailler en confiance et en partenariat avec les collectivités, les élus et l'ensemble des décideurs locaux. Elle se doit aussi d'agir, quand il le faut, avec la détermination calme et sereine qu'exigent les prérogatives et responsabilités régaliennes que la loi réserve à l'État.
Soyez assuré de mon engagement sans réserve à ½uvrer en ce sens.
Fabien SUDRY